Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le philosophe Alain (De son vrai nom Emile Chartier) fut le maître à penser du courant pacifiste qui collabora avec le IIIe Reich à la construction d'un espace européen aux mains des nazis
Le Philosophe Alain

Nombre de pacifistes de l’entre-deux-guerres, munichois et signataires de l’appel « paix immédiate » de 1939, préféreront une Europe pacifiée à sa manière par le Troisième Reich à la lutte de libération comme le montre par ailleurs Jean-Pierre Biondi* dans un ouvrage consacré à la « grande dérive » pacifiste.

Les cas de Robert Jospin et de Claude Jamet sont bien connus. Mais il faut avant tout incriminer le philosophe Alain, maître à penser du radicalisme et inspirateur du pacifisme, « professeur de lâcheté » selon le mot de Jean-Toussaint Desanti. Trop atteint par les fatigues de l’âge pour jouer un rôle pendant l’Occupation mais qui, en juillet 1940, écrivit dans son journal ces lignes terribles : « J’espère que l’Allemand vaincra ; car il ne faut pas que le général de Gaulle l’emporte chez nous. Il est remarquable que la guerre revient à une guerre juive, c’est-à-dire à une guerre qui aura des milliards et aussi des Judas Macchabées ».

Alain donnera en 1942 son adhésion à la Ligue de la pensée française, créée par un de ses disciples, le collaborateur René Château.

La Ligue de la pensée française fut créée le 30 novembre 1942 dans la mouvance du Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat. Cette organisation était composée de militants et intellectuels de Gauche (SFIO, Ex-communiste, Radicaux, CGT, SNI, Fédération nationale des directeurs d'école), de laïcs (Fédération des oeuvres laïques) , de pacifistes, de francs-maçons et de membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes à laquelle appartenait Alain.

Il continuera sa collaboration à la Nouvelle revue française sous l'occupation nazie sous la direction de Drieu la Rochelle, autre figure de la Gauche d'avant-guerre.

* Jean-Pierre Biondi, La mêlée des pacifistes, la grande dérive, Maisonneuve et Larose, 2000

Tag(s) : #Le mur des Collabos, #Totalitarisme du XXe siècle

Partager cet article