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Qui sont vraiment ces dangereuses "Ligues d'anciens combattants" responsables du mythique "coup d'état" du 6 février 1934?

Assimiler les associations d’anciens combattants aux ligues (qui sont par définition des organisations politiques), aux groupes de combat (alors qu’elles étaient ouvertement pacifistes) est une injure aux poilus de toutes conditions et de toutes tendances politiques qui étaient unis fraternellement dans les tranchées !

Ces mouvements étaient des associations non politiques voulant faire perdurer l'élan fraternel qui souda ces hommes soumis à d'atroces conditions de vie. Devoir de mémoire et entraide étaient leurs seules préoccupations.

Au même titre que les syndicats ouvriers ou patronaux, elles étaient financées officiellement par des subventions étatiques.

L'Union nationale des combattants

L’UNC était la principale association d’anciens combattants de l’époque (900 000 adhérents, dont 72 000 en région parisienne). Fondée par Georges Clemenceau et le Père Daniel Brottier (Béatifié le 25 novembre 1984), l’UNC avait vocation à accueillir les anciens combattants, mais aussi les veuves et orphelins de guerre et demandait aux poilus de « Rester unis comme au front ». Elle est à l’origine de toutes les avancées en terme de législation combattante. Elle existe toujours !

L'Association Républicaine des Anciens Combattants

l’ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants) est ouvertement rattachée au Parti Communiste. Elle appellera aussi à manifester le 6 février 1934 (notamment dans la une de l'humanité du 5 février qui n'est plus dans les archives du PCF !). l'ARAC existe toujours !

Ultime outrage de la Gauche : Les Croix de feu qu'elle nous présente comme une dangereuse organisation d'extrême droite !

L'élite des combattants & leurs familles

Les Croix de Feu, regroupent à partir de 1927 uniquement l’élite des combattants ayant reçu la Croix de guerre. Le meilleurs des poilus sans distinction d'opinions politiques ou religieuses. En 1934, elle comptera 150 000 membres.

Certes, elle prit un virage plus politique à partir de 1931 sous la direction du lieutenant-colonel de La Rocque en adoptant une position " Chrétien nationaliste" et en refusant toute violence (le 6 février, l'ordre de dispersion fut donné à ses membres dès les premières violences).

Elle fut combattue par l’extrême gauche et l’extrême droite. Dans son programme très progressiste figuraient : Salaire minimum, congé payé, vote des femmes, etc De quoi faire pâlir la Gauche française qui refusa le vote des femmes jusqu'en 1945 au prétexte qu'elles votaient majoritairement à Droite car étant catholiques. Elle sera dissoute en 1936.

Par ricochet de cet amalgame, le préfet Jean Chiappe rentrera dans les personnes fréquentant les « Ligues d’extrême droite » car proche de l’UNC !

On retrouve ce genre de propos dans une grande encyclopédie en ligne… les fantasmes de la Gauche sont bien implantés !

 

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Tag(s) : #La troisième République

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