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Massacre de Stara Zagora en Bulgarie

Un génocide anti-chrétien qui fit 15 000 victimes

Du 19 au 21 Juillet 1877, la Bulgarie vivait une des épreuves la plus terrible de son histoire. La ville de Stara Zagora est entièrement détruite et incendiée par l'armée régulière turque de Soliman Pacha avec la participation de bachibouzouks (Cavaliers mercenaires) Albanais, Circassiens et Tsiganes islamisés.

Les actes de sadisme sont terrifiants. Les femmes enceintes sont éventrées et leurs enfants à naître arrachés. Les gens sont enfilées sur des broches et cuits comme pour un barbecue humain. D'autres sont écorchés vifs, leurs peaux sont remplis de paille et accrochés sur les arbres. Beaucoup ont été brûlés vifs. D'autres ont été brûlés sur les autels après avoir été crucifiés. Les jeunes femmes sont contraintes de danser nues au milieu des ruines sanglantes avant d'être abattues. Dans l'église «St. Trinity " 2.500 personnes trouvent la mort, certains corps restant debout par manque de place où tomber.

De nombreux villages environnants subiront le même sort. Ceci est probablement le plus grand massacre documenté dans l'histoire bulgare. La ville de Stara Zagora a été complètement détruite et sera reconstruite après la libération.

Le bilan de ce génocide est terrible : On dénombre entre 14 000 et 15 000 morts. 1200 survivants mourront de faim par la suite. 10 000 jeunes garçons, jeunes filles et femmes sont emmenés en captivité en Turquie afin d'y être vendus comme esclave dans l'Empire ottomans ou pour les jeunes garçons devenir des janissaires, guerriers fanatiques convertis de force à l'Islam.

Le seul édifice public qui survivra à l'incendie et à la destruction est la mosquée Esk Dzhamiya, encore visible de nos jours.

Un génocide bien documenté par la presse internationale

Le journaliste américain Mc Gahan fit le récit suivant de ce génocide commis par les turques :

«  Un morceau de plafond, un mur incomplet s’élevant, tout le reste en ruines… Nous avons encore regardé le tas de crânes et de squelettes face à nous pour nous apercevoir qu’ils étaient tous petits et que la facture des vêtements embarrassés dans ces os gisant là était faite pour les femmes. Ce n’était, par conséquent, que des femmes et des fillettes. De ma selle, je distinguais environ cent squelettes, sans compter ceux cachés sous les premiers dans un horrible tas. D’autres squelettes étaient dispersés un peu partout à travers les champs. La plupart des crânes étaient séparés du reste des os, les squelettes étaient presque tous sans tête. Ces femmes avaient toutes été décapitées… et la procédure avait été, semble-t-il, la suivante : ils auraient saisi une femme, l’auraient soigneusement dépouillée de sa chemise, auraient déposé au sol les vêtements les plus onéreux, ainsi que les bijoux qu’elle aurait pu porter. Puis tous ceux qui en avaient envie les avaient violées, et le dernier passé la tuait ou pas, selon son humeur… Nous avons jeté un œil dans l’église incendiée mais non détruite, à la charpente noircie. C’était un bâtiments peu élevé au toit bas, que supportaient de lourdes arches irrégulières. Il était à peine possible pour un homme de haute taille de s’y tenir. Ce qu’on vit là était trop horrible pour un rapide coup d’œil. Un nombre immense de cadavres avaient été partiellement brûlés là et les restes carbonisés semblaient à moitié remplir la pièce, jusqu’aux sombres arches basses, ce qui les rendait encore plus sombres et basses. Les restes gisaient dans un état de putréfaction tel qu’il était impossible de s’y attarder. Je n’aurais jamais pu imaginer quelque chose d’aussi horrible. Nous devînmes tous malades et titubâmes hors de l’église ravagée, contents de retrouver la rue de nouveau. Nous fîmes le tour de la place et vîmes le même spectacle se répétant encore et encore une centaine de fois. Des squelettes masculins avec des vêtements et de la chair, encore pendus et pourrissant de concert. Des crânes de femmes à la chevelure traînant dans la poussière, des os d’enfants partout. On nous montra là une maison où 20 personnes avaient brûlé vives; là une autre dans laquelle une douzaine de fillettes avaient trouvé refuge et avaient été assassinées. C’était partout des horreurs cachant d’autres horreurs ».

Dans le contexte de la guerre de libération bulgare

D'avril à mai 1876, diverses insurrections sont organisées par les bulgares alors soumis à l'Empire ottoman. Le rétablissement de l'indépendance du Patriarcat de Bulgarie en 1870 fait émerger un sentiment national fort. Cette progression de la conscience nationale est connue sous le nom de "Renaissance nationale bulgare". Cette dernière finira par atteindre son but par la libération de la Bulgarie du joug musulman en octobre 1879 grâce à l'intervention des troupes russes et roumaines commandées par le Roi Carol 1er.

Ce fut le théâtre du Génocide de la vile de Batak, commis autour du 5 mai 1876 et qui fit entre 3 et 5 000 victimes.  Ce massacre souleva d’indignation l’Europe et fit perdre à la Turquie son alliance avec l'Angleterre. 

Cranes-des-massacres-de-Batak-en-1876-en-Bulgarie
Cranes-des-massacres-de-Batak-en-1876-en-Bulgarie

Le 24 avril 1877, la Russie déclare la guerre à la Turquie. La Roumanie accepte d’entrer en guerre aux côtés des Russes dans l’espoir d’obtenir une reconnaissance internationale de son indépendance. Ainsi, en juin 1877, la principale armée russe, accompagnée des troupes roumaines, franchit le Danube, traverse le nord de la Bulgarie puis vient piétiner dans les cols des Balkans (dont le col de Chipka) où les Ottomans tentent de les arrêter. Ces derniers vont réussir, du 19 au 21 juillet 1877, à reprendre aux russes la ville de Stara Zagora. La ville sera rayée de la carte par Soliman Pacha, qui utilisa encore les bachi-bouzouks et le massacre dépassa en horreur celui de Batak.

La Bulgarie parvint finalement à retrouver son indépendance en octobre 1879 et ainsi se libérer de plusieurs siècles de colonisation turque.

Le souvenir du génocide de Stara Zagora est encore présent dans les mémoires et les victimes sont honorées comme il se doit : Chaque année une marche au flambeau rappelle aux jeunes générations quel « enrichissement » l’islam a apporté à la Bulgarie…

Tag(s) : #Religion - Islam, #Génocides

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